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Comment envoyer une 2ème relance facture impayée par mail ?

Découvrez comment rédiger et envoyer une 2ème relance de facture impayée par mail, avec un ton ferme et professionnel, et des modèles prêts à utiliser.

Dans les environnements PME et B2B, la maîtrise des relances clients est un levier essentiel pour sécuriser les paiements et préserver la trésorerie. Les retards de règlement ne relèvent pas uniquement de la mauvaise volonté : charge administrative, priorisation budgétaire, processus internes complexes ou simple oubli peuvent allonger les délais. Dans ce contexte, la 2ème relance occupe une place déterminante. Elle intervient à un moment où la première relance n’a pas suffi à déclencher l’action, mais où la relation commerciale doit rester constructive.

Une 2ème relance bien structurée permet de réaffirmer le cadre contractuel, de rappeler les éléments factuels et d’obtenir un engagement concret sans créer de tensions. Son efficacité repose sur un équilibre précis : fermeté mesurée, clarté de la demande et transparence des informations. Lorsqu’elle est maîtrisée, elle favorise un règlement rapide tout en préservant un climat de confiance, indispensable à la stabilité des relations commerciales B2B. Souvent sous-estimée, cette étape contribue fortement à la fluidité du cycle client et à la qualité du pilotage financier d’une PME.

1. Comprendre le rôle stratégique de la 2ème relance

1.1. Pourquoi la 1ère relance ne suffit souvent pas ?

La première relance constitue un rappel courtois, généralement perçu comme une simple notification administrative. Dans de nombreuses PME comme dans les organisations plus structurées, les délais peuvent s’accumuler : factures encore en validation interne, priorités budgétaires réorganisées, absence temporaire du décideur ou saturation des équipes administratives. Il n’est pas rare non plus que l’email de première relance soit lu mais relégué à plus tard, faute d’urgence ressentie.

La distinction entre relance amicale et relance professionnelle joue également un rôle. La première adopte un ton souple et informatif, laissant au client l’initiative de revenir vers vous. Elle entretient un climat positif, mais son impact reste limité lorsque les processus internes du client sont rigides ou que l’interlocuteur n’a pas la main sur le paiement. C’est pourquoi la première relance, bien que nécessaire, est le plus souvent insuffisante pour déclencher un règlement immédiat.

1.2. Ce qui caractérise la 2ème relance

La 2ème relance marque une étape différente dans la gestion du recouvrement amiable. Son ton devient plus cadré tout en restant professionnel. Elle renforce les éléments factuels : numéro de facture, montant exact, échéance dépassée et rappel de la première relance restée sans suite. L’objectif est d’élever légèrement le niveau d’exigence afin d’obtenir un engagement clair du client.

Cette seconde prise de contact doit obtenir l’essentiel : une date précise de règlement ou l’explication du blocage éventuel. Elle ne se contente plus de notifier le retard ; elle invite le client à se positionner, ce qui accélère la résolution dans la majorité des cas.

1.3. Risques en cas d’inaction

Retarder ou omettre la 2ème relance a un impact direct sur la performance financière. Plus le délai moyen de paiement s’allonge, plus la trésorerie se fragilise, ce qui réduit la capacité de l’entreprise à absorber ses propres échéances. L’inaction peut également prolonger le cycle client, compliquer les prévisions et créer des tensions lorsque le retard devient important.

Au-delà des aspects financiers, le manque de suivi laisse le client penser que le processus n’est pas rigoureux, ce qui augmente le risque de répétition de ces comportements. Une 2ème relance envoyée au bon moment permet d’éviter cette dynamique tout en maintenant un cadre professionnel clair.

2. Choisir le bon moment pour envoyer la 2ème relance

2.1. Délais recommandés selon les standards B2B

Le moment d’envoi de la 2ème relance constitue un facteur déterminant dans l’efficacité du recouvrement amiable. Une relance trop rapide peut être perçue comme prématurée, tandis qu’une relance trop tardive laisse s’installer une forme d’inertie administrative côté client. Dans un contexte B2B, la seconde relance intervient généralement quelques jours après la première, une fois que le client a eu le temps de vérifier la situation auprès de sa comptabilité ou de son service financier.

Ce délai intermédiaire permet d’introduire une notion de suivi structuré sans dégrader la relation commerciale. L’objectif n’est pas de multiplier les messages, mais de maintenir une continuité professionnelle dans le traitement du dossier. Une entreprise qui relance de manière régulière, prévisible et cohérente renvoie une image de rigueur financière, ce qui réduit naturellement les retards de paiement sur le long terme.

La 2ème relance doit donc s’inscrire dans une logique de pilotage du poste client : elle marque la transition entre un simple rappel administratif et une démarche de suivi plus engagée, orientée vers l’obtention d’une date de règlement claire. Cette progression graduelle renforce la crédibilité de l’entreprise et évite que le retard ne devienne une situation “normale” pour le client.

2.2. Indicateurs qui justifient une nouvelle relance

Trois signaux doivent déclencher la 2ème relance sans attendre :

  • Silence total après la première relance.
  • Réponse vague ou non engageante : “Je regarde”, “Le paiement est en cours” sans date précise.
  • Engagement non tenu : date annoncée dépassée sans visibilité.

Ces éléments traduisent un manque de clarté côté client. La 2ème relance permet alors de rétablir un cadre précis et d’accélérer la prise de décision.

2.3. Cas où accélérer ou temporiser

Le rythme d’envoi doit s’adapter au contexte.

  • Accélérer : montant élevé, enjeu stratégique ou historique de retards répétés.
  • Temporiser : client stratégique habituellement fiable ou grand compte dont les validations sont plus longues.

Illustration : PME désorganisée vs grand compte structuré

  • PME désorganisée : une 2ème relance rapide (J+5 maximum) évite que la facture ne soit oubliée.
  • Grand compte structuré : la 2ème relance peut être légèrement différée (J+7 à J+10), le temps que les validations internes aboutissent.

Cette adaptation permet d’être efficace tout en respectant les contraintes de chaque client.

3. Structure d’un mail de 2ème relance efficace

3.1. Les éléments indispensables

Un email de 2ème relance doit être construit autour d’informations factuelles, présentées de manière claire, lisible et immédiatement exploitables par le destinataire. Dans un environnement B2B, le message est souvent transféré en interne — vers un service comptable, un responsable administratif ou un directeur financier — ce qui rend la précision indispensable. Plus le message est structuré, plus il facilite le traitement rapide du paiement.

Avant l’envoi, il est recommandé de vérifier que le message contient tous les éléments nécessaires au règlement : la référence de la facture, le montant dû, la date d’échéance initiale, la mention de la première relance et les coordonnées de paiement. L’objectif est d’éliminer toute friction administrative susceptible de retarder le traitement.

La 2ème relance doit également indiquer clairement l’attente côté émetteur : confirmation d’une date de règlement, signalement d’un blocage éventuel ou validation de la bonne réception de la facture. Cette explicitation transforme la relance en message orienté action plutôt qu’en simple rappel informatif. Elle montre que le suivi client est organisé, documenté et piloté avec sérieux, ce qui favorise une résolution plus rapide des situations de retard.

3.2. Le ton : ferme mais professionnel

La 2ème relance exige un ton différent de la première. Elle doit affirmer une attente tout en préservant la relation commerciale. Cela implique :

  • Aucun signe d’agressivité : pas de formulations accusatrices, pas de reproches implicites.
  • Aucune menace prématurée : évoquer les suites possibles trop tôt peut détériorer la relation et ralentir le règlement.
  • Un équilibre entre exigence et respect : formuler clairement ce qui est attendu, tout en rappelant que l’objectif est de clôturer le sujet de manière amiable.

Ce ton professionnel, ferme mais mesuré, renforce votre crédibilité et ouvre la voie à une réponse constructive.

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3.3. Le message à faire passer

Au-delà des faits, la 2ème relance doit inciter le client à agir. Elle doit transmettre trois messages essentiels :

  1. L’invitation à régulariser rapidement : en indiquant une date souhaitée ou un délai court.
  2. La possibilité de signaler un litige : pour éviter de laisser un blocage inconnu perdurer.
  3. L’importance d’une réponse rapide : pour clarifier la situation et ajuster le suivi si nécessaire.

L’objectif est de déclencher un engagement, qu’il s’agisse d’un paiement imminent ou d’une explication claire sur le traitement de la facture.

Exemples de formulations professionnelles

Pour soutenir cette démarche, voici quelques formulations précises et adaptées à une 2ème relance :

  • Rappel factuel

« Pour rappel, la facture n°[X] d’un montant de [X €], arrivée à échéance le [date], reste à ce jour non réglée. Une première relance vous a été adressée le [date]. »

  • Demande d’engagement clair

« Afin de finaliser ce dossier, pourriez-vous me confirmer une date précise de règlement ou m’indiquer tout élément bloquant de votre côté ? »

  • Invitation à signaler un litige

« Si un point nécessite clarification ou si vous constatez une anomalie sur la facture, n’hésitez pas à me le signaler afin que nous puissions le traiter rapidement. »

  • Message orienté action

« Merci de revenir vers moi d’ici [date] afin que nous puissions avancer sereinement sur la suite du traitement. »

Ces formulations renforcent la rigueur du message tout en offrant une voie de sortie courtoise au client, condition essentielle pour préserver une relation saine tout en obtenant un règlement rapide.

3.4. Cadre contractuel et bonnes pratiques de relance B2B

Pour sécuriser les relances et éviter toute ambiguïté, la communication autour d’une facture impayée doit toujours s’appuyer sur le cadre contractuel défini avec le client : conditions générales de vente, délai de paiement convenu, modalités de règlement et pénalités éventuelles. Ce socle contractuel donne de la légitimité à la relance et évite qu’elle soit perçue comme une démarche arbitraire.

Dans les relations inter-entreprises, les retards de paiement ne nécessitent pas toujours de rappels juridiques explicites, mais le fait de s’inscrire dans un cadre clair renforce la crédibilité du message. Une relance professionnelle ne repose pas uniquement sur la formulation du mail : elle s’appuie sur un processus cohérent, documenté et appliqué de manière régulière à l’ensemble des clients.

Adopter cette approche permet d’éviter deux écueils fréquents : relancer de manière hésitante lorsque la relation commerciale est sensible, ou au contraire devenir brusque lorsque le retard s’allonge. La cohérence du processus de relance constitue un signal fort pour les clients : elle montre que l’entreprise maîtrise son cycle de facturation, son suivi comptable et sa gestion de trésorerie.

À long terme, cette rigueur contribue à réduire les retards de paiement, à fluidifier les échanges avec les services financiers des clients et à professionnaliser la gestion du poste client.

4. Rédiger la 2ème relance : modèles et cas pratiques

4.1. Sujets d’email à fort taux d’ouverture

Le sujet d’email conditionne la visibilité et la rapidité de traitement de la relance. Dans un environnement B2B où les boîtes de réception sont fortement sollicitées, un objet clair et factuel facilite l’identification immédiate du message. L’objectif n’est pas d’attirer l’attention par un ton alarmiste, mais de permettre au destinataire de comprendre instantanément qu’une action administrative est attendue.

Certaines formulations sont particulièrement adaptées aux échanges inter-entreprises, car elles combinent précision et neutralité professionnelle. Elles signalent explicitement la nature du message tout en restant compatibles avec les usages de communication entre services financiers, administratifs ou comptables.

Voici plusieurs objets couramment utilisés dans les démarches de relance professionnelle :

  • Relance facture n°[X] – action requise
  • Suivi de votre facture arrivée à échéance
  • Deuxième relance – facture n°[X]
  • Facture en attente de règlement – clarification nécessaire
  • Votre confirmation attendue concernant la facture n°[X]

Ces formulations favorisent une lecture rapide et un traitement prioritaire du message, ce qui constitue un levier simple mais efficace pour accélérer le règlement.

4.2. Modèle standard de 2ème relance

Voici un modèle d’email prêt à l’emploi, structuré selon les bonnes pratiques et facilement adaptable :

Objet : Relance facture n°[X] – action requise

Bonjour [Nom],

Je me permets de revenir vers vous concernant la facture n°[X], d’un montant de [X €], arrivée à échéance le [date]. Une première relance vous a été adressée le [date], restée sans retour à ce jour.

Afin de pouvoir clôturer ce dossier, pourriez-vous me confirmer une date précise de règlement ?

Si un point nécessite vérification ou s’il existe un élément bloquant, n’hésitez pas à me l’indiquer afin que nous puissions le traiter rapidement.

Merci de votre retour d’ici [date], afin de permettre une mise à jour de notre suivi.

Cordialement,

[Nom]

[Poste]

[Entreprise]

Ce modèle applique l’ensemble des principes déjà évoqués : rappel factuel clair, attente explicitée, ouverture à la discussion et ton professionnel.

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4.3. Variations selon le contexte

A. Ton plus ferme

À utiliser lorsque plusieurs engagements n’ont pas été tenus ou lorsque le retard s’allonge :

Objet : Deuxième relance – facture n°[X]

Bonjour [Nom],

Sans retour de votre part suite à ma relance du [date], je reviens vers vous concernant la facture n°[X], toujours en attente de règlement.

Nous avons besoin de votre confirmation sous 48 h concernant la date de paiement prévue ou tout élément bloquant. Sans réponse, nous devrons adapter notre suivi et envisager les prochaines étapes.

Dans l’attente de votre retour rapide.

Cordialement,

[Signature]

Ce ton reste professionnel, mais introduit un degré d’exigence plus marqué.

B. Client silencieux depuis plusieurs semaines

Lorsque le délai depuis la première relance devient exceptionnellement long :

Objet : Facture en attente – clarification indispensable

Bonjour [Nom],

Je vous contacte à nouveau concernant la facture n°[X], arrivée à échéance le [date] et restée sans retour malgré plusieurs messages.

Afin de débloquer la situation, merci de m’indiquer si le règlement est prévu ou si un point nécessite traitement. Un retour rapide permettrait d’éviter une gestion plus formelle du dossier.

Cordialement,

[Signature]

C. Client ayant promis de payer mais n’ayant pas respecté son engagement

Dans ce cas, le rappel de la promesse est essentiel pour rendre l’exigence légitime :

Objet : Suivi de votre engagement concernant la facture n°[X]

Bonjour [Nom],

Suite à votre message du [date] indiquant un règlement prévu pour le [date], je constate que celui-ci n’a pas encore été effectué.

Pouvez-vous me confirmer la nouvelle date de paiement ou m’indiquer toute difficulté éventuelle ?

Merci d’avance pour votre retour afin que nous puissions ajuster le suivi.

Cordialement,

[Signature]

Cette approche reste factuelle et évite toute formulation accusatrice.

4.4. Exemple concret : relance inefficace vs relance corrigée

Relance inefficace

Bonjour,Avez-vous des nouvelles pour la facture ?Merci.

Problèmes :

  • manque de précision (aucune référence à la facture),
  • absence de date ou d’attente claire,
  • message trop vague pour être traité rapidement.

Relance corrigée (efficace)

*Bonjour [Nom],

Je reviens vers vous concernant la facture n°A245, d’un montant de 2 150 €, arrivée à échéance le 12 septembre. Une première relance vous avait été envoyée le 20 septembre.

Pouvez-vous me confirmer la date de règlement ou m’indiquer si un point nécessite vérification ?

Merci de votre retour d’ici vendredi afin de mettre à jour notre suivi.

Cordialement,

[Signature]*

Points forts :

  • informations complètes,
  • demande explicite,
  • délai clair,
  • ton professionnel.

Cet exemple illustre l’écart d’efficacité entre un message approximatif et une relance structurée.

5. Que faire si la 2ème relance reste sans réponse ?

Malgré une 2ème relance structurée et professionnelle, certains dossiers peuvent rester sans réaction. À ce stade, l’objectif est d’accélérer le traitement tout en maintenant un cadre maîtrisé. La clé est de progresser étape par étape, en renforçant progressivement le niveau d’exigence sans jamais basculer dans l’agressivité.

5.1. Envoyer une 3ème relance structurée

La 3ème relance marque une étape importante dans la gestion du recouvrement amiable. Elle confirme au client que le dossier fait désormais l’objet d’un suivi renforcé et qu’une clarification rapide est attendue. Contrairement aux précédents messages, l’objectif n’est plus seulement d’obtenir une réponse, mais de fixer un cadre de résolution explicite.

Cette relance doit rappeler de manière synthétique l’historique des échanges : échéance initiale de la facture, première relance, deuxième relance et absence de visibilité sur le règlement. Cette chronologie renforce la légitimité du message et montre que le suivi est rigoureux et documenté. Le ton reste professionnel et neutre, mais la demande devient plus directe et orientée vers une conclusion rapide du dossier.

À ce stade, la relance doit introduire une notion de délai final de réponse, exprimée clairement et sans ambiguïté. Ce délai ne doit pas être formulé comme une menace, mais comme une étape normale du processus interne de gestion des factures impayées. Le message doit faire comprendre que, sans retour du client, le dossier poursuivra son traitement selon la procédure de recouvrement de l’entreprise.

Une 3ème relance bien rédigée joue un rôle de déclencheur. Elle met fin à l’incertitude, incite le client à se positionner rapidement et permet soit d’obtenir un engagement de règlement, soit d’identifier clairement la suite à donner au dossier.

5.2. Appel téléphonique court et cadré

Si la 3ème relance reste sans effet, un appel téléphonique s’impose. L’objectif est d’obtenir une réponse ferme en moins d’une minute, sans entrer dans une discussion longue ou émotionnelle. Le script doit être précis et centré sur l’engagement.

Script de 30 à 45 secondes :

« Bonjour [Nom], je vous appelle concernant la facture n°[X], arrivée à échéance le [date]. Nous vous avons déjà envoyé deux relances mais n’avons pas encore de visibilité sur la date de règlement. Pouvez-vous me confirmer tout de suite la date à laquelle le paiement sera effectué, ou m’indiquer si un point bloque le traitement ? »

Ce format évite les détours, crée un sentiment d’urgence raisonnable et permet souvent d’obtenir un engagement ferme.

5.3. Mise en demeure amiable

La mise en demeure amiable intervient lorsque les relances écrites et les prises de contact directes n’ont pas permis d’obtenir de réponse ou d’engagement de règlement. Elle marque une évolution dans le niveau de formalisation du suivi, sans pour autant constituer une procédure judiciaire. Son objectif principal est de rappeler clairement l’obligation de paiement tout en démontrant que l’entreprise applique un processus de recouvrement structuré.

Dans un contexte B2B, cette démarche est généralement formalisée par un courrier — souvent envoyé par voie recommandée — afin de matérialiser la demande de règlement. Le message doit rester strictement factuel : références de la facture, rappel des relances précédentes, montant dû et délai demandé pour régulariser la situation. La mise en demeure ne vise pas à créer un conflit, mais à rétablir un cadre contractuel explicite.

Il est également important de rappeler que, dans les relations commerciales entre entreprises, les retards de paiement peuvent entraîner l’application de pénalités prévues contractuellement ainsi qu’une indemnité forfaitaire de recouvrement. Mentionner ces éléments de manière sobre et professionnelle renforce la crédibilité de la démarche sans transformer le message en document juridique.

L’efficacité de la mise en demeure repose principalement sur sa dimension formelle : elle signale au client que le dossier franchit une étape supplémentaire dans le processus de recouvrement. Dans de nombreuses situations, cette clarification suffit à déclencher le règlement ou une prise de contact rapide pour régulariser la situation.

5.4. Escalades professionnelles sans détériorer la relation

Lorsque la mise en demeure n’a pas suffi, il est parfois nécessaire de changer d’interlocuteur. Cette approche doit rester strictement professionnelle et neutre.

Plusieurs leviers peuvent être mobilisés :

  • Service comptabilité du client : souvent plus réactif et doté d’une meilleure visibilité sur les paiements.
  • Direction ou responsable financier : utile lorsque l’interlocuteur opérationnel ne traite pas la demande.
  • Direction de votre entreprise : pour donner du poids à la démarche ou cadrer une situation sensible.

L’objectif de ces escalades n’est pas de « contourner » l’interlocuteur initial, mais d’accélérer la résolution en s’adressant au niveau pertinent. À chaque étape, le message doit rester factuel : aucune accusation, aucune interprétation, uniquement des éléments vérifiables.

Conclusion

La 2ème relance ne constitue pas seulement un message intermédiaire dans une série d’échanges administratifs : elle représente un point d’équilibre dans la gestion du poste client. Bien utilisée, elle permet de transformer un retard de paiement en situation maîtrisée, en obtenant une visibilité claire sur le règlement tout en maintenant une relation commerciale saine.

Dans les environnements B2B, la qualité du processus de relance reflète directement le niveau de maturité financière de l’entreprise. Une relance structurée, cohérente et régulière réduit l’incertitude, améliore la prévisibilité des encaissements et contribue à la stabilité de la trésorerie. À l’inverse, un suivi irrégulier ou hésitant tend à prolonger les délais de paiement et à fragiliser la gestion financière.

La 2ème relance joue précisément ce rôle de stabilisation : elle rappelle le cadre contractuel, invite le client à se positionner et évite que le silence ne s’installe. Associée à un processus de suivi progressif — relances successives, contact direct, formalisation si nécessaire — elle permet de traiter efficacement la majorité des situations d’impayés sans détériorer la relation commerciale.

Maîtriser cette étape ne relève pas uniquement de la communication, mais d’une véritable organisation du cycle de facturation et de recouvrement. Lorsqu’elle est intégrée dans un processus clair et appliqué de manière constante, la relance devient un outil de pilotage financier à part entière, au service de la croissance et de la solidité de l’entreprise.

Pour aller plus loin et professionnaliser votre démarche commerciale, n’hésitez pas à contacter Monsieur Lead. L’agence accompagne les entreprises dans la structuration de leur prospection, l’optimisation de leur cycle client et la mise en place de processus de relance efficaces pour sécuriser durablement leur développement.

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